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DE LA NOUVELLE
CONVENTION COLLECTIVE
DES ARTISTES MUSICIENS DES CULTES
POUR LA ZONE APOSTOLIQUE DE PARIS
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la nouvelle convention

Conférence
du pape Benoît XVI
à l'intention du monde de la culture
par Juan
BIAVA
Le
12 septembre dernier, invité par Mgr. André Vingt-Trois en tant
que président du SNPAMC j'ai assisté à la conférence du pape Benoît
XVI à l'intention du monde de la culture. Benoît XVI n'a pas parlé
de la culture au sens vulgaire, celle que les pouvoirs publics subventionnent
pour produire des événements de prestige. Il a été question de la
culture qui nous permet d'être des humains occidentaux. Lorsque
j'ai entendu le pape placer la " parole chantée ", le " chant "
non seulement à l'origine mais au cœur même de notre culture européenne,
je n'en croyais pas mes oreilles. Voilà pourquoi je vous propose
de partager les réflexions suscitées par les propos du pape. Les
passages en italique citent la parole papale.
"
J'aimerais vous parler ce soir des origines de la théologie occidentale
et des racines de la culture européenne "
Le
sujet du discours est clairement défini. La mode veut que l'on ne
parle de culture qu'au pluriel. Société " multiculturelle " on dit.
Pertinent dans l'absolu, cela n'est nullement opérationnel lorsqu'il
s'agit d'approcher la réalité. Il en va des cultures comme des langues:
la multiplicité des éclairages que des nombreuses langues me donnent
d'un seul objet risque de brouiller la perception de cet objet.
Benoît XVI nous propose de réfléchir aux racines de la culture européenne
c'est-à-dire aux origines de la théologie occidentale.
Le
point de départ est tout trouvé vu le lieu où nous sommes réunis:
le Collège des Bernardins. C'est bien au sein des monastères que
germa notre culture européenne. Les acteurs furent les moines. Leur
motivation: la recherche. Certes, l'ancienne expression dit "la
recherche de Dieu" or, nous savons aujourd'hui que parler de
recherche de Dieu frôle le pléonasme: pour l'humain toute recherche
tend à Dieu. A contrario, lorsque l'on croit avoir achevé la recherche
par la possession de Dieu on a simplement prit des vessies pour
des lanternes. La recherche vraie veut trouver la vie elle-même,
les réalités essentielles, le définitif derrière le provisoire
. Déclarer l'achèvement de la recherche par la possession de ces
objectifs-là revient à déclarer le temps caduc. Mais, si le temps
n'est plus, que nous restera-t-il de la vie, des réalités essentielles ?
Le but de la recherche est la recherche même.
Quelle
est la voie pour accomplir cette recherché ? La parole. Le parler.
Or, point de parole sans oreille qui écoute. Le sourd est muet parce
que sourd. Comment les placer dans le temps? Entre parole et écoute
il n'y a pas d'avant et après. Il est impossible d'envisager l'une
sans l'autre. Le sourd et donc muet peut communiquer, certes, mais
seulement au niveau du primaire, du concret matériel. Grâce à la
vue, au toucher et même en se servant des bruits le sourd peut exprimer
des émois intérieurs, jamais des idées. Or, la recherche qui nous
occupe appartient à l'ordre des idées.
La
parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-même
ce chemin est une Parole qui donne naissance à une communauté.
Cette recherche qui appartient à l'essence de notre culture européenne
dont la voie est la parole et l'écoute exige une rencontre, une
communauté. Elle nous rend attentifs les uns aux autres. C'est
pourquoi il faut non seulement réfléchir sur la Parole, mais également
la lire de façon juste. … lire et lecture désignent une activité
qui, comme le chant et l'écriture, occupe tout le corps et tout
l'esprit… chanter pour s'unir à la musique des esprits sublimes
qui étaient considérés comme les auteurs de l'harmonie du cosmos,
de la musique des sphères.
Lorsque
la parole sert la recherche de l'absolu, des réalités essentielles,
elle devient "parler avec Dieu" De cette exigence capitale de
parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu'Il a Lui-même
donnés est née la grande musique occidentale. Ce n'était pas là
l'œuvre d'une 'créativité' personnelle où l'individu, prenant comme
critère essentiel la représentation de son propre moi s'érige un
monument à lui-même. Il s'agissait plutôt de reconnaître attentivement
avec les 'oreilles du cœur' les lois constitutives de l'harmonie
musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise
par le Créateur dans le monde et en l'homme, et d'inventer une musique
digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de
l'homme et qui proclame hautement cette dignité.
Le
pape Benoît XVI nous invite à réfléchir nous, musiciens professionnels
des cultes, au sens de notre travail. La musique, plus que tout
art, est l'expression de l'être dans le temps. Il s'agit certainement
de la musique au sens propre et non de n'importe quel traitement
des sons ou agencement des bruits. Il y a donc dans cet appel aux
origines un besoin de définition claire et distincte énoncée lorsque
Benoît XVI parle de grande musique occidentale. De la même
manière que l'on ne peut pas approcher sérieusement l'étude de la
culture occidentale en ignorant la pensée théologique il n'est pas
pertinent d'envisager l'étude de la musique occidentale en ignorant
les textes qui l'ont plus qu'inspirée, engendrée.
Lorsque
nous regardons notre histoire, l'horizon est le XIXème siècle. Ce
siècle s'impose à nous comme une montagne produisant les mêmes effets
de distorsion de la réalité. Les Lumières, la Critique de la Raison,
le Doute méthodique, le dépassement de toute barrière dans le questionnement
philosophique, l'industrialisation et son cortège d'illusions faisant
croire au développement sans fin, la Foi en l'Homme comme fin ultime
et promesse d'un avenir radieux après la Lutte Finale, la victoire
des instruments 'modernes' sur les anciens, le règne absolu du pianoforte
qui a suscité des monstrueux orchestres et a fait du soliste une
bête de cirque. Jusqu'en 1750 le chef d'orchestre n'existait pas.
Le premier violon donnait à l'ensemble des instrumentistes et chanteurs
le signal pour un départ cohérent. Au XIX siècle le chef d'orchestre
est devenu le torero qui descend dans l'arène pour se mesurer à
la bête! Jusqu'au XVIIIème siècle les maîtres de chapelle ou responsables
de la musique composaient pour le service des autres, individus
ou institutions, civiles ou ecclésiastiques. Dès l'aube du XIXème
siècle on compose pour soi, pour parler aux autres de soi, parfois
pour montrer aux autres qu'ils n'atteindront jamais "la hauteur
de notre profondeur" Cette tendance ira avec le Romantisme jusqu'à
dresser en valeur absolue le malaise existentiel du musicien. Cette
utilisation de la musique tournée en spectacle est devenue véritable
caricature vers la fin du XXème siècle. Primauté de la vue sur l'ouï.
La jeune femme presque nue qui braille jusqu'à l'étourdissement
grâce aux moyens électriques, martelant la mesure avec ses hanches,
ses bras, sa tête et ses jambes, de nos jours cela s'appelle Madonna
en concert et les médias parleront de "grande musique". Evidemment,
puisque cela attire les masses et ses ventes se comptent en millions
d'exemplaires! La qualité se mesure à l'aune de la quantité. Or,
en musique, on ne saurait jamais mesurer la qualité d'une composition
en comptant le nombre de notes ou de mesures ou de pages écrites!
La
musique dans l'église a suivi une évolution semblable. Nous sommes
bien dans le même monde. Si, à l'origine c'est le texte-roi qui
impose son rythme et guide les lignes mélodiques, progressivement
les mélodies, les rythmes prennent le pas sur le texte jusqu'à parfois
le reléguer à la fonction d'alibi. La Liturgie, qui est par définition
"action commune", est devenue le lieu où osent se montrer des gens
incapables de chanter ou de jouer d'un instrument. La chanson est
devenue la musique liturgique. Le si mal nommé animateur joue le
chef d'orchestre essayant de chanter tout en secouant le bras devant
un microphone. Délaissant les textes liturgiques du Missel on écrit
des paroles de chansons sentimentales. Les familles en deuil préparent
ou sont invitées à préparer le programme musical des obsèques chrétiennes
en puisant dans le répertoire de chansons que le défunt aimait.
Dans un dispositif semblable, les musiciens professionnels des cultes
deviennent encombrants car hors de propos.
L'heure
du renouveau a sonné et c'est la notre. Voici la méthode: nous affirmer
les héritiers des musiciens des cultes qui nous ont précédés. Lors
de la reforme liturgique de Vatican II les musiciens des cultes
de l'époque n'ont malheureusement pas mesuré l'enjeu. Ils ne se
sont point aperçus que dans reforme liturgique il y avait le mot
reforme ce qui renvoyait à La Reforme du XVIème siècle. Vatican
II rapprochait la liturgie catholique de la liturgie protestante.
Point commun essentiel aux deux reformes: le remplacement du latin
par les langues vernaculaires. Certes, on m'a déjà dit que Vatican
II n'a pas "abandonné" le latin et c'est vrai si l'on s'en remet
aux documents. Il nous faut toutefois constater que dans la réalité
on a bel et bien abandonné le latin. Or, qu'ont il fait les réformateurs
du XVIème siècle? Luther ne s'est pas cantonné à la traduction de
la Bible mais il a pris soin de créer le genre Choral devenu depuis
la musique liturgique luthérienne. Quelle est la caractéristique
première de cette musique? Il faut bien le reconnaître: l'indigence
mélodique et la monotonie rythmique. Pourquoi? Simplement parce
qu'il ne faut surtout pas que la mélodie brouille ou trahisse le
texte. Que font les musiciens des cultes d'alors? Ils ont harmonisé
les mélodies élémentaires des chorals et à coté ils ont inventé
le Prélude de choral: développement et commentaire purement musical
des textes.
En
écoutant la conférence du pape Benoît XVI il m'est venu l'idée de
vous annoncer l'heure du renouveau car au delà du discours du pape
le terrain est aujourd'hui prêt à accueillir nos propositions de
musiciens professionnels. Il faut, pour cela, que nous acceptions
de devenir des musiciens au service de nos semblables. Les assemblées
liturgiques n'ont pas besoin d'étoiles, de compositeurs à grand
C qui écrivent pour les siècles à venir. Il nous faut faire comme
nos illustres prédécesseurs. Jean-Sébastien Bach par exemple a écrit
sa meilleure musique pour " la gloire de Dieu et l'édification du
prochain " Nous atteler à cette magnifique tache fera de nous des
musiciens des cultes heureux et accomplis.
Dans
un monde où tout se mesure à l'aune de la sensation, Benoît XVI
propose de regarder l'essentiel. Aristote constatait déjà que tout
passe par les sens. Nous ne pouvons nous passer des sens. Il ne
faut toutefois pas oublier cependant que l'essentiel est le passager
clandestin des sensations. Voilà la vraie nature de la musique liturgique:
passer par les sens pour atteindre les cœurs et les têtes afin de
féconder les oreilles à l'écoute de l'harmonie musicale de la création
et du silence fécond exigé par la même écoute de la musique. Qui
disait jadis que la musique était dans les silences?
Juan
BIAVA

1er
concours Joseph Merklin
L'association
des Amis de l'orgue du temple des Batignolles Organise le 1er CONCOURS
JOSEPH MERKLIN IMPROVISATION ET COMPOSITION POUR ORGUE
Finales les 18 et 19 avril 2009
Direction artistique : Noël HAZEBROUCQ
Renseignements par email : concoursjosephmerklin@yahoo.fr

Hommage
à Jean-Louis Florentz (1947-2004)
Venez
nombreux participer au week-end "HOMMAGE A JEAN-LOUIS FLORENTZ"
les 8 et 9 novembre prochains.
CRR
de Paris et église Saint-Clodoald de Saint-Cloud. suite
>>

Poste
à pourvoir
Paroisse
Saint-Benoît
35 rue Séverine, à Issy les Moulineaux 92130
Orgue à tuyaux, deux claviers, pédalier.
E-mail : paroisse.saintbenoit@free.fr
Site de la paroisse : http://www.issy.paroisse.net/issy/rubrique2.php?ident=2890
Eglise
Saint Antoine de Padoue à Paris 15°
Inauguration
du grand-orgue MUTIN (1910) reconstruit par Olivier
CHEVRON (2008)
Dimanche 12 octobre 2008 à 16h Récital d’orgue par Eric LEBRUN -
Entrée libre
À
partir de 19h (à l’issue de la messe de 18h) : tribune ouverte
aux organistes
52
Boulevard Lefebvre (tram Brassens)
Un
des orgues de Radio France prend racine à Versailles
En
2006, l'église Sainte Jeanne d'Arc de Versailles faisait l'acquisition
de l'orgue Muller du studio 103 de la Maison de Radio France à Paris
(40 jeux sur 3 claviers et pédalier).
Après
quelques mois de remise à neuf, dépoussiérage et petites réparations
par le facteur MACIET, l'instrument est aujourd'hui prêt à sonner
dans une église construite en 1926 qui n'attendait que lui ? pour
son achèvement.
Ce
sera chose faite sous les doigts de Thierry ESCAICH le Samedi
20 Septembre 2008 à 21h00
... [lire la suite >>]
Grand
Prix de Chartres 2008
Saki
AOKI (Japan) Grand Prix d´interpretation, Prix du Public, Prix Gaston
Litaize)
Jena-Willy KUNZ (France) Second Prix d'interpretation
David FRANKE (Germany) Grand Prix d´improvisation
pas de 2nd prix d'improvisation

Le
point de vue de l'organiste et du liturgiste.
par Olivier Geoffroy et l'Abbé Armand Ory