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En un siècle, le
mythe du vampire n'a cessé d'évoluer au gré des modes et touche à tous les genres.
Cette étude présente un tour d'horizon de cette évolution en évoquant le roman
" Dracula " de Stoker, le film de Coppola, le film " Entretien avec un vampire
", les chauves-souris vampires, des aperçus de la littérature (nouvelles, romans,
cycles) et les films marquants. Véritable héros du 20ème siècle, Dracula a été
popularisé par les films de la Hammer jusque dans les années 70. Par la suite,
le vampire est devenu narrateur et une dimension tragique, souvent romantique,
est apparue. Son image maléfique tend a disparaître pour une dimension plus complexe.
Durant les années 70, Dracula et ses congénères firent leur apparition dans la
littérature pour la jeunesse. Dans des versions plus modernes, le vampire tend
à réguler son espèce pour conserver la pureté de la race. Pour cibler les adolescents,
l'horreur s'associe à la comédie. Un article propose quelques références sur les
jeux de rôle où les joueurs peuvent incarner des vampires (comme Ravenloft, Prédateurs,
la Mascarade ou Les enfants de la nuit - supplément de Cyberpunk). Les vampires
s'organisent en clans raciaux. Avec sa dépendance au sang et les souffrances qui
en résultent, le vampire symbolise les maux contemporains comme les drogues ou
le sida.
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Barbara Sadoul a
publié quatre anthologies de nouvelles fantastiques, sous le titre " La dimension
fantastique ". Elle a également publié deux anthologies sur les vampires : " Les
cents ans de Dracula " et " La solitude du vampire ". Ses autres publications
concernent le personnage du loup-garou. Dans " Visages du vampire ", elle propose
d'ailleurs un article sur la parenté du vampire et du loup-garou. D'autres spécialistes
des vampires ont participé à cette étude, comme Jacques Finné et Jean Marigny.
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Dracula est l'archétype
même du vampire. Cette créature est liée aux concepts du sang, de la sexualité,
de la souillure et des interdits. Elle est également associée à la nuit, à la
cruauté, à la voracité, à la bestialité et à la mort. Ses morsures sont ses marques
de possession sur ses proies. Le vampire a un pouvoir de contagion considérable,
mais aussi d'envoûtement et d'hypnose sur les foules. Son image a évolué, d'un
être maudit à un personnage complexe et brisé qui éprouve des émotions. De créature
monstrueuse et prédateur nocturne, le vampire est également devenu burlesque.
Jusque dans les années 1950, il était rare de rencontrer des histoires où le vampire
était le narrateur. Depuis, le vampire se confesse et parle de son ennui
et de sa solitude face à l'éternité. Il existe trois catégories de récits : ceux
antérieurs au " Dracula " de Stoker, ceux qui offrent des variantes sur ce roman
et ceux qui proposent des suites à " Dracula " ou des histoires avec le personnage
historique, Vlad Tepes. Le vampire multiplie ses facettes avec notamment une connotation
érotique. Il est apparenté au loup-garou (communion, transformation en loup, vampires
qui de leur vivant pouvaient être un loup-garou). Ces deux prédateurs nocturnes,
aux pouvoirs surnaturels, symbolisent les cauchemars ancestraux des hommes. En
Europe de l'est, le terme " vukodlak " les désignait indifféremment, tandis qu'en
Grèce, on les nommait " broucolaque " ou " vrycolakas ".
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Cette étude présente
parfaitement l'évolution constante du personnage du vampire ainsi que l'impact
qu'a eu le roman " Dracula " de Bram Stoker. Les articles de différents auteurs
sont clairs et agréables. Le style direct et souvent irrévérencieux de Jacques
Finné peut parfois choquer.
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Aylmer Vance et le vampire
Gardien du cimetière,
le
Messagerie du vampire, la
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