| Le classement en fonction des âges est évidemment aléatoire. | ||
| Poésies de 2 à 6 ans Le petit Mathieu Comptine des animaux de la forêt Comptine d'Haïti et d'ailleurs Les cinq doigts de la main Conversation _ Jean Tardieu Une fourmi de dix-huit mètres _ Robert
Desnos
Les petits poissons dans l'eauUn mille-pattes _ Lucie Spède Le chat et le soleil _ Maurice Carême Poème pour un enfant lointain _ Alain Bosquet
Un, deux, troisMoulin, petit moulin Rondin picotin Mon petit lapin Une poule sur un mur Un petit bonhomme Tortue tordue Jamais on n'a vu vu vu Trois petites dames Une bouteille de Gulliver Am stram gram Polichinelle À la soupe soupe soupe Sur le pont d'Avignon Automne _ Anne-Marie Chapouton Arlequin est dans sa boutique Dans la rue des quatre chiffons Le ciel est dans la rivière _ Louis-Charles Gros
Le martin-pêcheur _ Francis JammesOh! la cruelle averse Un arbre tremble sous le vent _ Francis Carco
La terre aime le soleil _ Jacques PrévertAdieu la nuit _ Guillaume Apollinaire Les crayons _ Corinne Albault La girafe _ Madeleine Ley Caresses _ Chantal Couliou L'automne _ Lucie Delarue-Mardrus Le tamanoir _ Robert Desnos |
Poésies de 6 à 8 ans Quartier libre _ Jacques Prévert L'averse _ Francis Carco Il prend une boule de neige _ Paul Vincensini
Matin
d'automne _ Robert GélisL'élève modèle _ Marjan Dialogue de fleurs _ Robert Fabbri Ce qui est comique _ Maurice Carême Tant de temps _ Philippe Soupault Si j'étais ... Matin, matin _ Tristan Tzara Mélancolie _ Philippe Soupault Les préfixes _ Jean Tardieu Le lac _ André Frédérique C _ Louis Aragon Il y a _ Guillaume Apollinaire Il régnait un parfum _ Louis Aragon Dimanche _ René de Obaldia Amour, mon épicerie de campagne _ Robert
Mallet
Les
hiboux _ Robert
Desnos Le petit pou _ Robert Clausard Monsieur X _ Jean l'Anselme Poisson _ Paul Éluard L'eau _ Guilleric Si... Jean-Luc Moreau Être ange _ Jacques Prévert Tant de temps _ Philippe Soupault Chanson de grand-père _ Victor Hugo |
Poésies de 8 à 11 ans Mathématiques _ Jules Supervielle Au crépuscule _ Philippe Soupault Ce qui est comique _ Maurice Carême Chanson pour les enfants, l'hiver _ Jacques Prévert
Tant de temps _ Philippe SoupaultCortège _ Jacques Prévert Patins à roulettes _ Bernard Lorraine Chat endormi _ Marc Alyn Le galet _ Eli Viné Le corbeau et le renard _ Jean de la Fontaine
Le renard et le corbeau _ Jean-Luc MoreauÉcoutez la chanson bien douce _ Charles Baudelaire
La musique _ Paul VerlaineL'école _ Maurice Carême La grenouille _ Pierre Coran Mon pays _ Gilles Vigneault Ping-pong _ Jacques Gaucheron Écrire à tout venant _ Claude Haller Le ski _ Pierre Gamarra Assemblage ![]() |
Comptines et poésies pour l'école maternelle |
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Le petit Mathieu compte jusqu'à deux Le petit Benoît compte jusqu'à trois La petite Alice compte jusqu'à dix Le petit Vincent compte jusqu'à cent Le petit Emile compte jusqu'à mille Et pour compter jusqu'au million, il faut s'appeler Marion ! | Comptine des animaux de la forêt Pour qui sont ces chaussons ? Pour le hérisson. Pour qui sont ces lunettes ? Pour la chouette. Pour qui sont ces patins à roulettes ? Pour la belette. Pour qui est ce bon pain ? Pour le lapin. Pour qui est ce foulard ? Pour le renard. Pour qui est ce nounours ? Pour l'ours. Pour qui est ce zéro ? Pour le blaireau. Pour qui est ce fauteuil ? Pour l'écureuil. | ||
| Comptine
d'Haïti et d'ailleurs Crapaud, s'il te plaît, va au marché ! J'ai mal au pied. Crapaud, s'il te plaît, écosse les pois ! J'ai mal au bras. Crapaud, s'il te plaît, lave les assiettes ! J'ai mal à la tête. Crapaud, s'il te plaît, allume le feu ! J'ai mal aux yeux. Crapaud, s'il te plaît, allume le fourneau ! J'ai mal au dos. Crapaud, s'il te plaît, coupe le pain ! J'ai mal à la main. Crapaud, s'il te plaît, dresse la table pour le dîner ! J'ai mal au nez. Viens manger, crapaud, la soupe est servie ! J'essaierai pour vous faire plaisir, mon ami. |
Les cinq doigts de la main
Voici ma main : elle a cinq doigts. En voici deux, en voici trois.
Le premier, ce gros bonhomme, C'est le pouce qu'il se nomme.
L'index qui montre le chemin Est le deuxième doigt de la main.
Entre l'index et l'annulaire, Le majeur paraît un grand frère.
L'annulaire porte l'anneau, Avec sa bague, il fait le beau.
Le tout petit auriculaire Marche à côté de l'annulaire.
Regardez mes doigts travailler. Chacun fait son petit métier.
Comptine populaire
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Conversation(sur le pas de la porte, avec bonhomie.)Comment ça va sur la terre ? Les petits chiens sont-ils
prospères ? Et les nuages ? Et les volcans ? Et les fleuves ? Et le temps
? Et votre âme ? |
Une fourmi de dix-huit mètres Une fourmi
de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Une fourmi traînant un char Plein de pingouins et de canards, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Une fourmi parlant français, Parlant latin et javanais, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Eh ! pourquoi pas ! Robert Desnos |
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| Les petits poissons
dans l'eau Nagent, nagent, nagent, nagent ; Les petits poissons dans l'eau Nagent, nagent comme il faut ; Les petits poissons dans l'eau Nagent aussi bien que les gros. |
Un mille-pattes à un mariage invité N'y est jamais arrivé Car il n'a pas pu achever De lacer tous ses souliers. Lucie
Spède
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Le
chat et le
soleil
Le chat ouvrit les yeux, Le soleil y entra. Le chat ferma les yeux, Le soleil y resta. Voilà pourquoi, le soir, Quand le chat se réveille, J'aperçois dans le noir Deux morceaux de soleil. Maurice Carême |
Poème pour un enfant
lointain
Tu peux jouer au caillou : Il suffit de ne pas bouger, Très longtemps, très longtemps. Tu peux jouer à l’hirondelle, Il suffit d’ouvrir les bras Et de sauter très haut, très haut. Tu peux jouer à l’étoile : Il suffit de fermer l’oeil, Puis de le rouvrir, Beaucoup de fois, beaucoup de fois. Tu peux jouer à la rivière : Il suffit de pleurer, Pas très fort, pas très fort. Tu peux jouer à l’arbre : Il suffit de porter quelques fleurs, Qui sentent bon, qui sentent bon. Alain Bosquet |
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Un
deux trois, nous irons aux bois
Quatre cinq six, cueillir des cerises Sept huit neuf, dans mon panier neuf Dix onze douze, elles seront toutes rouges |
Moulin, petit moulin, Tourne, tourne jusqu'à demain ; Si tu tournes bien, Tu auras du grain À la Saint Glinglin. |
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| Rondin picotin La Marie a fait son pain Pas plus gros que son levain. Son levain était moisi Et son pain tout aplati. Tant pis ! |
Mon petit lapin N'a plus de chagrin. Le voisin d'en face A vendu ses chiens Ses trois chiens de chasse. |
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Une poule sur un mur
Qui picote du pain dur Picoti, picota Lève la patte Et puis s'en va (ou : Et saute en bas). |
Un petit bonhomme
Assis sur une pomme La pomme dégringole Le petit bonhomme s'envole Sur le toit de l'école |
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| Tortue tordue, dors-tu, tortue tordue ? | Jamais
on n'a
vu vu vu
Jamais on n'verra, ra, ra La famille souris courir après les chats. |
||
|
Trois petites dames Montent sur ma chaise. La première dit : _ Je suis dame Fraise ! _ Je suis dame Pêche, Me dit la seconde. La troisième, blonde, Dit : _ Je suis Orange. Fraise, Pêche, Orange Toutes je vous mange (L, Guillaume) |
Une
bouteille
de Gulliver
Est tombée au fond de la mer Qu'y a-t-il dedans ? Quatre petits enfants Quelle couleur ont-ils ? Gris As-tu du gris sur toi ? Non Puisque tu n'en
as pas
Tu
colleras
|
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| am stram gram
pic et pic et colégram bour et bour et ratatam am stram gram |
Polichinelle Monte à l'échelle Un peu plus haut Se casse le dos Un peu plus bas Se casse le bras. |
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À la soupe soupe Au bouillon ion, ion La soupe à l'oseille C'est pour les demoiselles La soupe à l'oignon Et aux champignons C'est pour les garçons. |
Sur le pont d'Avignon
On y danse, on y danse Sur le pont d'Avignon On y danse tous en rond. |
||
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Automne Il pleut |
Arlequin
est dans sa boutique
Sur les marches du palais Il enseigne la musique À tous ses petits valets À Monsieur Po À Monsieur Li À Monsieur Nelle À
Monsieur Polichinelle.
|
||
|
Dans la rue des
quatre chiffons
La maison est en carton, L'escalier est en papier, Le propriétaire est en pomme de terre Le facteur y est monté Il s'est cassé Le bout du nez. |
Le ciel est dans la
rivière
Avec les arbres, les joncs Les nuages, la lumière Et le toit de la maison. Guy-Charles Gros |
||
|
Le
martin-pêcheur
Il est le feu-follet de la rivière Son éclair bleu file comme une pierre Qu'on a lancée et laisse sa lumière Un bref instant au dessus de l'eau claire Francis Jammes |
Oh!
la cruelle
averse,
Une volée de petits moineaux Se cramponne aux herbes. Poésie japonaise |
||
| Un arbre tremble sous le vent. Les volets claquent
Comme
il a plu, l'eau fait de flaques.Des feuilles volent sous le vent Qui
les disperse
Et brusquement il pleut à
verse.Francis Carco |
La terre aime le soleil Et elle tourne Pour se faire admirer Et le soleil la trouve belle Et il brille sur elle ; Et quand il est fatigué Il va se coucher Et la lune se lève... Jacques Prévert |
||
|
Adieu
la nuit
Tous
les oiseaux du monde
Ont fait leur nid
Et chantent à la
ronde
Guillaume Apollinaire
|
Les crayons Mais à
quoi jouent les crayons Voilà les jeux des
crayons Corinne Albaut |
||
|
La girafe Je
voudrais une girafe Madeleine Ley |
Caresses Le
vieux marronnier Chantal Couliou |
||
|
L’automne On
voit tout le
temps, en automne, Lucie Delarue-Mardrus |
Le
tamanoir
_ Avez-vous vu le tamanoir ? Ciel bleu, ciel gris, ciel blanc, ciel noir. _ Avez-vous vu le tamanoir ? Œil bleu, œil gris, œil blanc, œil noir _ Avez-vous vu le tamanoir ? Vin bleu, vin gris, vin blanc, vin noir Je n'ai pas vu le tamanoir Il est rentré dans son manoir. Et puis avec son éteignoir Il a coiffé tous les bougeoirs Il fait tout noir. R Desnos |
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Quartier libre J'ai mis mon
képi dans la cage Jacques Prévert, Paroles
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L'averse Un arbre tremble sous le vent. Les volets claquent. Comme il a plu, l'eau fait des flaques. Des feuilles volent sous le vent Qui les disperse. Et brusquement, il pleut à verse. Francis Carco
|
Il prend une
boule de neige La serre très fort contre son cœur Et fond tout entier avec elle Ne laissant ici-bas Qu'une paire de bretelles Dans une flaque d'eau Paul Vincensini
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La source Tout
au long de l'année
Louis Guillaume |
Tout au long de l'année me parle cette rivière En
janvier diamantée C'est
toi petite rivière D'après
Louis Guillaume " La Source " |
Dialogue de fleursCe n'est pas une vie, Ce n'est pas une vie, Ce n'est pas une vie, Comme ils sont heureux Robert FABBRI |
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| Matin d'automne La ville se secoue, Se trémousse et s'ébroue ; Elle se gratte les flancs En grognant, Car, dans sa fourrure d'odeurs, De bruits et de fumées, Grouillent des puces affairées : Les gens qui courent à leur travail. Robert
Gélis
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L'élève
modèle C'est un élève modèle a dit l'instituteur. Quelques-uns ont compris. Ce sont ceux qui copient sur lui. Marjan |
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Ce qui est comique Savez-vous ce qui est comique ? Une oie qui joue de la musique, Un pou qui parle du Mexique, Un bœuf retournant l'as de pique, Un clown qui n'est pas dans un cirque, Un âne chantant tout un cantique, Un loir champion olympique. Mais ce qui est le plus comique, C'est d'entendre un petit moustique Répéter son arithmétique. Maurice Carême |
Des rimes avec magnifique
Afrique
alcoolique |
Des rimes avec beau anneau |
Des rimes avec triste alchimiste artiste assiste bouddhiste existe insiste journaliste liste persiste piste réaliste résiste |
| Ce
qui est beau
Savez-vous ce qui est beau ? Pour ton anniversaire, un bon gâteau, Ton landau, Des oiseaux jumeaux, De nouveaux habits pour les jumeaux, Un superbe oiseau, Ton nouveau bateau, Le retour des esquimaux, De l'eau qui brille dans un tonneau, Un blaireau qui joue sur un bouleau, Mais ce qui est le plus beau, C'est quand on gagne un chameau En jouant au loto. Dimitri, Ludivine, Maxime, Théo, Valentin, Zoé |
Ce qui est triste Savez-vous ce qui est triste, Un perroquet qui voudrait être journaliste, Un perroquet qui est malade et résiste, Un perroquet qui a peur des listes, Un chien qui a peur des artistes, Une avalanche sur la piste, Mais ce qui est le plus triste, C'est d'être fataliste. Maxime, Yohan |
Ce qui est magnifique Savez-vous ce qui est magnifique ? Un oiseau qui joue de la musique Et qui chante, c'est chic, Un perroquet d'Amérique, Des singes en Afrique, Une musique en plein trafic, De l'eau salée dans une crique, Le pôle Sud, la neige et la glace, dans l'Antarctique, Des cactus en Afrique, Des requins dans l'Atlantique, Un perroquet qui n'est plus alcoolique, Un roi qui est pacifique, Un pic qui est maléfique, Une fleur magique, Un âne qui joue avec une oie sympathique, Mais ce qui est le plus magnifique, C'est un robot en plastique. Anthony,
Charlotte, Dylan, Fabien, Floriane, Lucie, Marion, |
| Chanson
pour les enfants,
l'hiver Dans la nuit de l'hiver, Galope un grand homme blanc. C'est un bonhomme de neige Avec une pipe en bois, Un grand bonhomme de neige Poursuivi par le froid. Il arrive au village. Voyant de la lumière, Le voilà rassuré. Dans une petite maison, Il entre sans frapper, Et pour se réchauffer, S'assoit sur le poêle rouge, Et d'un coup disparaît Ne laissant que sa pipe Au milieu d'une flaque d'eau, Ne laissant que sa pipe Et puis son vieux chapeau. Jacques PRÉVERT |
Tant de temps
Le temps qui passe le temps qui ne passe pas le temps qu'on tue le temps de compter jusqu'à dix le temps qu'on n'a pas le temps qu'il fait le temps de s'ennuyer le temps de rêver le temps de l'agonie le temps qu'on perd le temps d'aimer le temps des cerises le mauvais temps et le bon et le beau et le froid et le temps chaud le temps de se retourner le temps des adieux le temps qu'il est bien temps le temps qui n'est même pas le temps de cligner de l'œil le temps relatif le temps de boire un coup le temps d'attendre le temps du bon bout le temps de mourir le temps qui ne se mesure pas le temps de crier gare le temps mort et puis l'éternité
Philippe SOUPAULT |
| Si
j'étais ...
Si j'étais la neige, Je blanchirais le monde entier, Je n'encombrerais pas les sentiers Et je tomberais l'été. Si j'étais le vent, Je ne coucherais pas les arbres, Je soufflerais dans les voiles Et je balancerais les étoiles. Si j'étais le soleil, J'enverrais mes rayons en hiver, Je brillerais comme une perle Et je ramasserais la neige avec une pelle. Mais je ne suis rien de tout cela ... |
Si tu inventais ... Si j'avais des euros, Si vous étiez des chanteurs, Si les adultes allaient à l'école, Si nous étions des nuages, |
| Matin,
matin ... Matin matin Matin scellé de cristal et de larves Matin de pain cuit Matin de vantaux en folie Matin gardien d'écurie Matin d'écureuils et de pollisseurs de vîtres fraîches à la rivière Matin qui sent bon Haleine attachée aux stries de l'iris. Tristan TZARA |
Mélancolie
Mélancolie Mélancolie quel joli nom pour une jeune fille Neurasthénie Neurasthénie quel vilain nom pour une vieille fille
Je cherche un nom pour un garçon un nom d'emprunt un nom de guerre pour la prochaine et la dernière pour la dernière des dernières
Esprit, peut-être Agénor ou Singulier ou Dominique un nom à coucher dehors au temps des bombes atomiques
Mais je préfère Nuit pour celle que j'aime et chéris Nuit brune, nuit douce Nuit claire comme eau de source
Philippe Soupault |
|
Les préfixes À mesure que je bois J'oublie, j'oublie, J'oublie ce que je bois ! À mesure que je pense Je dépense, je dépense ! À mesure que je vis Je dévie, je dévie ! À mesure que je meurs Je demeure, je demeure ! Jean TARDIEU |
Le lac
Je ne fais pas mystère de mon cra S'il y a un cra je le montre Il est permis de regarder toutes les faces De ce cra-là.
D'un premier cra furent trois hisses Et je ne fais pas mystère non plus de ces hisses Qui peuvent être palpées Et mêmes hissées (comme il se doit).
D'un hisse un cra fit deux clus Et de deux clus un locteut Le loc devint lac Mais lac quoi dire ?
André FRÉDÉRIQUE
I
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je lis, je touche, je tache, je passe, je file, je pousse, je fais, je mets Les utiliser dans des phrases les plus longues possibles |
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C J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé Une chanson des temps passés Parle d'un chevalier blessé D'une rose sur la chaussée Et d'un corsage délacé Du château d'un duc insensé Et de cygnes dans les fossés De la prairie où vient danser Une éternelle fiancée La Loire emporte mes pensées Louis ARAGON |
Il y a
Il y a des petits ponts épatants Il y a mon cœur qui bat pour toi Il y a un beau petit cottage dans un jardin Il y a six soldats qui s'amusent comme des fous Il y a mes yeux qui cherchent ton image Il y a un petit bois charmant sur la colline Il y a un berger qui fait paître ses moutons Il y a un rideau de peupliers délicat, délicat...
Il y a toute la vie...
Guillaume APOLLINAIRE |
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Il régnait un parfum Il régnait un parfum de grillon et de menthe Un silence d'oiseaux frôlait les eaux dormantes Où près des fauchaisons montrant leur sol secret L'iris jaune trahit l'avance des marais. Du cœur profond de l'herbe impénétrable au jour Les roseaux élevaient leurs épis de velours. C'était à la fin mai quand rougit l'ancolie La terre était mouillée au pied des fleurs cueillies. Louis ARAGON |
Dimanche
Charlotte Fait de la compote
Bertrand Suce des harengs
Cunégonde Se teint en blonde
Epaminondas Cire ses godasses
Thérèse Souffle sur la braise
Léon Peint ses potirons
Brigitte S'agite s'agite
Adhémar Dit qu'il en a marre
La pendule Fabrique des virgules
Et moi dans tout cha Et moi dans tout cha
Moi ze ne bouge pas Sur ma langue z'ai un chat
René de OBALDIA |
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Amour, mon épicerie de campagne Dans l'épicerie du village qui sent le savon, le sucre et la toile cirée propre, l'épicière écrit à son amoureux. Elle appuie son papier à lettre sur le plateau de la balance automatique et plus ses sentiments ont de chaleur, plus ils prennent du poids. À la formule : «À toi pour la vie» l'aiguille indique neuf kilos. Le chat qui somnolait contre la tiédeur des vitres soudain s'étire et vient s'asseoir sur les serments. Le plateau oscille, l'aiguille marque douze kilos. La patte sale du chat plaque au bas de la lettre une tache comme celle d'un baiser graisseux. L'épicière chasse la bête, mais ne recommence pas sa lettre. Elle se contente de la signer. Robert MALLET |
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Les hiboux
Ce sont les mères des hiboux Qui désiraient chercher les poux De leurs enfants, leurs petits choux En les tenant sur les genoux. Leurs yeux d'or valent des bijoux, Leur bec est dur comme cailloux, Ils sont doux comme des joujoux, Mais aux hiboux point de genoux ! Votre histoire se passait où ? Chez les Zoulous ? Les Andalous ? Ou dans la cabane de bambous ? À Moscou ? Ou à Tombouctou ? En Anjou ou dans le Poitou ? Au Pérou ou chez les Mandchous ? Hou ! Hou ! Pas du tout, c'était chez les fous. Robert DESNOS |
Le petit pou
Assis sur le genou d'un hibou le petit pou cherchant son joujou jette le bijou comme un caillou dans le chou. Robert
Clausard
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Monsieur X
C'était un vieux hibou affreux commie un pou avec son caillou nu comme mon genou. Mais comme il était chou quand il faisait joujou avec son chien BIJOU ! Jean l'Anselme |
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L'escargot Est-ce que le temps est beau ? Se demandait l'escargot Car, pour moi, s'il faisait beau, C'est qu'il ferait vilain temps. J'aime qu'il tombe de l'eau. Voilà mon tempérament. Combien de gens, et sans coquille, N'aiment pas que le soleil brille. Il est caché ? Il reviendra ! L'escargot ? On le mangera. Robert Desnos "Chantefables et Chantefleurs" Gründ |
Puce-chien
Une puce prit le chien Pour aller à la ville. Au hameau voisin à la station du marronnier, elle descendit. - Vos papiers, dit l'âne coiffé d'un képi. - Je n'en ai pas. - Alors que faites-vous ici ? - Je suis infirmière et fais des piqûres à domicile. Robert Clausard L'enfant et la poésie |
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Le chat blanc Un petit chat blanc qui faisait semblant d'avoir mal aux dents disait en miaulant : « Souris mon amie j'ai bien du souci Le docteur m'a dit : - Tu seras guéri si entre tes dents tu mets un moment, délicatement, la queue d'une souris ». Très obligeamment souris bonne enfant s'approcha du chat qui se la mangea. Moralité : Les bons sentiments ont l'inconvénient d'amener souvent de graves ennuis aux petits enfants comme-z-aux souris. Claude Roy "Enfantasques" Seghers |
Dans les airs J'ai parfois L'air heureux ou l'air sérieux, L'air égoïste ou l'air triste, L'air étourdi ou l'air gentil, L'air maladroit ou l'air d'avoir froid, L'air d'être bien ou l'air de rien, L'air bête avec ma tête en l'air.
Alors je vais en plein air, Prendre un bol d'air, D'air chaud ou d'air glacial, D'air invisible, l'air qui fait vivre, Car je ne manque pas d'air.
Mais je n'oublie pas Mon air de famille, L'armée de l'air, Les trous d'air, L'air de musique, L'air d'opéra, Le courant d'air, Et l'air du temps.
Anthony, Aymeric, Charlotte, Dimitri, Dylan, Fabien, Floriane, Lucie, Ludivine, Marion, Maxime, Ophélie, Paul, Pauline, Pierre, Romain, Sullivan, Théo, Tristana, Yohan et Zoé, CE1 de l'école
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Mélancolie Mélancolie Mélancolie quel joli nom pour une jeune fille Neurasthénie Neurasthénie quel vilain nom pour une vieille fille Je cherche un nom pour un garçon un nom d'emprunt un nom de guerre pour la prochaine et la dernière pour la dernière des dernières Esprit, peut-être Agénor ou Singulier ou Dominique un nom à coucher dehors au temps des bombes atomiques Mais je préfère Nuit pour celle que j'aime et chéris Nuit brune, nuit douce Nuit claire comme eau de source Philippe Soupault |
Conseils donnés par une sorcière
Retenez-vous de rire dans le petit matin !
N'écoutez pas les arbres qui gardent les chemins !
Ne dites votre nom à la terre endormie qu'après minuit sonné !
À la neige, à la pluie ne tendez pas la main !
N'ouvrez votre fenêtre qu'aux petites planètes que vous connaissez bien !
Confidence pour confidence : vous qui venez me consulter, méfiance ! méfiance ! On ne sait pas ce qui peut arriver.
Jean Tardieu |
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La pendule Je suis la pendule, tic ! je suis la pendule, tac ! On dirait que je mastique du mastic et des moustiques quand je sonne et quand je craque, je suis la pendule, tic ! je suis la pendule, tac ! J'avance ou bien je recule, tic-tac, je suis la pendule, je brille quand on m'astique, je ne suis pas fantastique mais je sais l'arithmétique, j'ai plus d'un tour dans mon sac, je suis la pendule, tic ! je suis la pendule, tac ! Pierre Gamarra |
Le vieux et son chien
S'il était le plus laid De tous les chiens du monde, Je l'aimerais encore À cause de ses yeux.
Si j'étais le plus vieux De tous les vieux du monde, L'amour luirait encore Dans le fond de ses yeux.
Et nous serions tous deux Lui si laid, moi si vieux, Un peu moins seuls au monde, À cause de ses yeux.
P. MENANTEAU |
Au crépuscule
Bonsoir doux amour
Comme disait
Shakespeare
Bonsoir mon petit pote
Comme disait
Jules
Bonsoir bonsoir mon père
Comme
disait l'enfant de chœur
Bonsoir vieille noix
Comme disait
l'enfant de chœur
Bonsoir mon chou
Comme disait le
jardinier
Bonsoir les enfants
Comme disent les
enfants
Ariane bonsoir ma soeur
Comme aurait
dit Racine
Bonsoir mon trésor
Comme
disent les banquiers
Bonsoir ma cocotte
Comme dit la
fermière
Bonsoir mon loup
Comme dit la
bergère
Bonsoir bonsoir bonsoir
Comme disent
les inconnus
Mille bonsoirs de bonsoirs
Comme
disent les militaires
Les nourrices et les
chaisières
Bonsoir tout le monde
Comme tout le
monde dit
Philippe Soupault
Activités de création à partir de Bonjour, Salut, Au revoir....
"Ta mère" n'est qu'une compilation des vannes commençant par "Ta mère, elle est tellement [ pauvre ou vieille ou moche ] que ... " et se terminant par toutes les variantes possibles et imaginables.
Le succès est tel qu'au mois d'octobre doit sortir un troisième tome. Des produits dérivés de "Ta mère" viennent d'être mis sur le marché ou sont en cours de conception : des chewings-gums, des casquettes, des T-shirts, des jeans, et même des petites poupées parlantes, prévues pour Noël, représentant des rappeurs, des blacks et des beurs, qui débiteront quatre minutes de "Ta mère".
Aux Etats-Unis, le phénomène des insultes ritualisées dirigées contre un parent a été étudié dès 1939.
Le phénomène a traversé l'Atlantique il y a quelques années. "Avant, c'était en anglais. Il y en a même eu en arabe. On s'amuse à en sortir pendant des heures", raconte Younes, vingt-trois ans, qui pratique les "Ta mère" depuis des années dans sa cité de Corbeil. Des cités, les "Ta mère" sont passées aux cours de récréation il y a environ un an, lorsque les Guignols les ont médiatisées ( Les fans ont retenu : "Ta mère, elle chausse du deux." )
Marie-Pierre Subtil Le Monde 02/09/95
Voici un travail de création par des CM2 à la manière de "Ta mère" :
Moi, pourquoi pas ?
Moi,
je suis tellement gros
Que je roule en tonneau,
En
écrasant les vélos.
Moi,
je suis tellement mince
Qu'on m'habille avec des pinces.
Moi,
j'ai tant de peine
Que je fais peur à la reine.
Moi,
j'ai tant de joie
Qu'on me prend pour un roi.
Moi,
je suis si dangereux
Que j'en suis malheureux.
Moi,
je suis si prudent
Que je ne sors pas mes dents.
Moi,
je deviens si sage
Que je fais peur aux images.
Moi,
je serai si téméraire
Que j'affronterai
les horaires.
Vous,
vous êtes si attentifs
Que vous ne sentez plus vos
tifs.
Nous,
nous cherchons la suite
Mais les carottes sont cuites.
Ce qui est comique
Savez-vous ce qui est comique ?
Une oie
qui joue de la musique,
Un pou qui parle du Mexique,
Un
bœuf retournant l'as de pique,
Un clown qui n'est
pas dans un cirque,
Un âne chantant tout un cantique,
Un
loir champion olympique.
Mais ce qui est le plus comique,
C'est
d'entendre un petit moustique
Répéter
son arithmétique.
Maurice Carême
Inventer à partir de : fantastique, triste, ...
Chanson pour les enfants, l'hiver
Dans la nuit de l'hiver,
Galope un grand homme blanc.
C'est
un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un
grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il
arrive au village.
Voyant de la lumière,
Le
voilà rassuré.
Dans une petite maison,
Il
entre sans frapper,
Et pour se réchauffer,
S'assoit
sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît
Ne
laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne
laissant que sa pipe
Et puis son vieux chapeau.
Jacques PREVERT
Poésie donnant d'excellents résultats dans le cadre des activités théâtrales.
Le temps qui passe
le temps
qui ne passe pas
le temps qu'on tue
le
temps de compter jusqu'à dix
le temps qu'on n'a pas
le
temps qu'il fait
le temps de s'ennuyer
le temps de
rêver
le temps de l'agonie
le temps qu'on
perd
le temps d'aimer
le temps des cerises
le
mauvais temps
et le bon et le beau et le froid et le temps
chaud
le temps de se retourner
le temps des adieux
le
temps qu'il est bien temps
le temps qui n'est même
pas
le temps de cligner de l'oeil
le temps relatif
le
temps de boire un coup
le temps d'attendre
le temps
du bon bout
le temps de mourir
le temps qui ne se
mesure pas
le temps de crier gare
le temps mort
et
puis l'éternité
Philippe SOUPAULT
Poésie à dire à 2 (ou plus).
Cortège
Un vieillard en or avec une montre en deuil
Une
reine de peine avec un homme d'Angleterre
Et des travailleurs
de la paix avec des gardiens de la mer
Un hussard de la farce
avec un dindon de la mort
Un serpent à
café avec un moulin à lunettes
Un
chasseur de corde avec un danseur de têtes
Un
maréchal d'écume avec une pipe en retraite
Un
canard à Sainte-Hélène avec un
Napoléon à l'orange
Un
conservateur de Samothrace avec une victoire de cimetière
Un
remorqueur de famille nombreuse avec un père de haute
mer
Un contrôleur
à la croix de bois avec un petit chanteur d'autobus
Un
chirurgien terrible avec un enfant dentiste
Et le
général des huîtres avec un ouvreur de
Jésuites.
Jacques PRÉVERT Paroles Gallimard éd.
Voir en grammaire.
De
pin's et d'amulettes,
Sur patins à
roulettes,
Bruyants météorites
Dont
les passants s'irritent,
Espiègles
funambules
Des trottoirs à bitume
Chevaliers
de la glisse
Qui fait notre délice,
Quelquefois
il arrive
— Malheur à nos gencives !
—
Qu'on ramasse une pelle
En trente-six
chandelles,
Qu'on
se prenne une bûche
Sans
avoir vu l'embûche,
Qu'on morde la
poussière
En casquette à
visière.
Ah!
seconde fatale
Où
soudain l'on s'étale !
Le quotidien aussi peut être source de poésie...
Chat endormi
Marc Alyn, L'Arche enchantée, poèmes pour enfants,
Éditions de l'Atelier, 1979.
N'éveillez
pas le chat qui dort
Car dans son sommeil il voyage
Beaucoup
plus loin que les nuages,
Plus profond que les mines d'or.
N'éveillez
pas le chat qui songe
Car c'est sa fonction ici-bas
D'éclairer
le chemin des anges
Entre l'ici et l'au-delà.
N'éveillez
pas le chat qui pêche
Dans les océans du
dedans.
Il capture au sein des eaux fraîches
Les
grands poissons phosphorescents.
N'éveillez
pas le chat qui chasse
En rêve les rats de la nuit
Ils
nous dévoreraient sans lui,.
Le chat qui rit dans
ses moustaches.
Pas besoin de grandes explications pour cette poésie qui semble correspondre à l'imaginaire des enfants.
Le galet
Éli Viné
L'écharpe d'Iris
Hachette 1990
Je serai
roulé par la mer
son jouet jusqu'à
l'infini
et poli luisant de lumière
j'étincellerai
dans la nuit
Un enfant jouant sur la plage
m'emportera comme un
joujou
Presse-papiers d'écolier sage
je
serai pour lui « le caillou »
Mais je reviendrai
dans ses rêves le
hanter de sonorités :
chevaux d'écume
sur les grèves
des manades hallucinées
Alors je le verrai sourire
dans la lumière
du matin
comme sourit un avenir
dans les songes fous
d'un gamin
Une poésie qui plaît aux enfants quand on a pris le temps de leur expliquer les expressions.
Le corbeau et le renard
Maître corbeau, sur un arbre
perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître
renard, par l'odeur alléché,
Lui tint
à peu près ce langage :
«Hé ! bonjour, monsieur du
corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez
beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte
à votre plumage,
Vous êtes le
phénix des hôtes de ces bois.»
À ces mots le corbeau ne se sent pas de
joie ;
Et, pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un
large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s'en saisit, et
dit : « Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit
aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette
leçon vaut bien un fromage, sans doute.»
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais
un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Jean-Luc MOREAU, Poèmes de la souris verte,
Livre de poche Jeunesse, Hachette Livre.
Écoutez la chanson bien douce
Écoutez la chanson bien
douce
Qui ne pleure que pour vous plaire.
Elle est
discrète, elle est légère :
Un
frisson d'eau sur de la mousse !
La voix vous fut connue (et
chère !)
Mais à présent elle
est voilée
Comme une veuve
désolée.
Pourtant comme elle est encore
fière !
Et dans les longs plis de son voile
Qui
palpite aux brises d'automne,
Cache et montre au coeur qui
s'étonne
La vérité comme une
étoile.
Elle dit, la voix reconnue,
Que
la bonté c'est notre vie,
Que de la haine et de
l'envie
Rien ne reste, la mort venue.
Charles Baudelaire
La musique
La musique souvent me prend comme une
mer
Vers ma pâle étoile,
Sous un
plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets
à la voile !
Poitrine en avant et les poumons
gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le
dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les
passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la
tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat,
grand miroir
De mon désespoir!
Paul Verlaine
Là-aussi,prendre le temps de laisser les élèves reformuler et s'imprégner du contexte.
L'école
était au bord du
,
L'école
était au bord du
.
Au-dedans,
c'était plein de
Au-dehors,
plein de pigeons
.
On y racontait des
Si
merveilleuses qu'
Dès que je commence à y
Je
ne sais plus bien où j'en
.
Des fleurs y grimpaient aux
Comme
on n'en trouve nulle
Et, dans la cour gonflée de
Il
pleuvait de l'or en
.
Sur les tableaux d'un noir profond
Voguaient
de grandes
Où, de l'aube au soir, nous
Vers
de nouvelles
.
L'école
était au bord du
,
L'école
était au
bord du
.
Ah ! que ne suis-je encore
Pour
voir au-dehors, les
!
Maurice CARÊME, La flûte au verger
aujourd'hui, blancs, colombes, croire, dedans, fenêtres, glissions, hêtres, histoires, majuscules, miroirs, monde, monde, part, péninsules, profond, rondes, suis, temps, temps.
La grenouille
Une grenouille
Qui
fait surface,
Ça crie, ça grouille
Et
ça agace.
Ça se barbouille,
Ça se
prélasse,
Ça tripatouille
Dans
la mélasse.
Puis ça rêvasse
Et ça
coasse
Comme une contrebasse
Qui a la corde lasse.
Mais pour un héron à échasses,
Une
grenouille grêle ou grasse
Qui se brochette ou se
picore,
Ce n'est qu'un sandwich à ressorts.
Pierre Coran, Jaffabules, Livre de poche Jeunesse, Hachette Livre
Une grenouille
Qui
fait __________,
Ça crie, ça __________
Et
ça __________.
Ça se _________,
Ça se
_________,
Ça ___________
Dans la
_________.
Puis ça __________
Et ça
___________
Comme une __________
Qui a la corde
___________.
Mais pour un héron à ____________,
Une
grenouille grêle ou ____________
Qui se brochette ou
se ____________,
Ce n'est qu'un sandwich à
____________.
agace barbouille coasse contrebasse échasses grasse grouille lasse mélasse picore prélasse ressorts rêvasse surface tripatouille
Mon pays
Gilles
Vigneault
Le
Grand Cerf Volant : Contes et chansons, Seuil 1986
Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver
Mon
chemin ce n'est pas un chemin
c'est
la neige
Mon jardin ce n'est pas un jardin
c'est la
plaine
Mon pays ce n'est pas mon pays c'est l'hiver
Dans la blanche
cérémonie
Où la neige au vent
se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon
père a fait bâtir maison
Et je m'en vais
être fidèle
À sa
manière à son modèle
La
chambre d'amis sera telle
Qu'on viendra des autres saisons
Pour
se bâtir à côté d'elle
Mon pays ce n'est.
pas mon pays c'est l'hiver
Mon chemin ce n'est pas mon chemin
c'est
la neige
Mon jardin ce n'est pas mon jardin
c'est la
plaine
Mon pays ce n'est pas mon pays c'est l'hiver
De
ce grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
À
tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre
ces quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
À
préparer le feu la place
Pour les humains de
l'horizon
Et les humains sont de ma race
Mon
pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver
Mon chemin ce n'est
pas mon chemin
c'est rafale
Ma maison ce n'est pas ma
maison
c'est froidure
Mon pays ce n'est pas un pays
c'est l'hiver
Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'envers
D'un
pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma
chanson ce n'est pas ma chanson c'est ma vie
C'est pour toi
que je veux posséder mes hivers...
Poésie à dire (clamer) après avoir écouté le chant de Gilles Vigneault.
Balle
dure
La main sûre
L'œil
véloce
Et
plic et ploc
du tac au tac
tric et choc
Grêle
oblique
en zig-zag
Quel trafic !
Rac
et traque
Ric à rac
Ploc plic plaque
La
main vive
Les raquettes
qui voltigent
Pong
et ping
On réplique
Ping-pong
Jacques Gaucheron Luttes et luths
Hachette
1992
Écrire à tout venant
Pour toi
J'écrirais
un poème
Sur le confetti
Sur le
timbre-poste
Sur la carte à jouer
Pour toi
J'écrirais
un poème
N'importe où
N'importe
quand
Tant qu'il est encore temps
Pour toi
J'écrirais
un poème
Sur l'affiche
Sur la vitrine
Sur
le mur blanc
Pour toi
J'écrirais
un poème
N'importe où
N'importe
quand
Tant qu'il est encore temps
Pour toi
J'écrirais
un poème
Sur le bord du pré
Sur
le lit du fleuve
Sur le ciel à l'horizon
Pour toi
J'écrirais
un poème
N'importe où
N'importe
quand
Il n'est peut-être plus temps ?
Claude Haller Poèmes
du petit matin
Hachette 1994
Une source d'inspiration pour des poètes en herbe.
Le ski
Un garçon glissant
sur
disait
: «Ah ! le ski, c'est
Je me demande bien ce
est plus commode que le
.»
Comme il filait à toute
un
rocher se dressa
Ce fut la fin de
Il
s'écria, plein de
«Vraiment, je ne suis pas
je
n'ai bu ni vin ni
et cependant, je perds mes
Non, le
ski, ce n'est pas .»
Lorsqu'une chose nous
Notre
avis
Pierre Gamarra
Le mandarin et la mandarine
allure, aventure, change, conquis, dédain, dérange, exquis, exquis, qui, ski, skis, skis, soudain, whisky